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cantat manosque

Le 1er août 2003, l’actrice française Marie Trintignant succombait à ses blessures provoquées par les coups de son compagnon, Bertrand CANTAT, leader du groupe de rock Noir Désir. Le souvenir encore vif de la disparition tragique de l’actrice ne semble pas émouvoir le maire de Manosque qui n’a pas réagit à l’invitation du chanteur Bertrand CANTAT à participer à ce festival…de littérature !

Le père de l’actrice assassinée, Jean-Louis Trintignant, fut à plusieurs reprises le parrain des « Correspondances », comme en 2014. Il appréciera certainement, tout comme les femmes victimes de violences conjugales qui ont fait 122 victimes en 2015, cet abject affront.

Le maire de Manosque cautionne-t-il l’invitation de Bertrand CANTAT au festival des Correspondances ?

« Qui ne dit mot consent » ! Monsieur Bertrand Cantat sera invité et traité en star par la mairie de Manosque pour une prestation le dimanche 25 septembre 2016, au théâtre Jean le Bleu, à l’occasion de la manifestation, « Les Correspondances ».
Il me paraît important de rappeler sommairement l’affaire Bertrand Cantat.
Chanteur du groupe à succès « Noir Désir », il vit maritalement depuis le 2 juillet 2002, avec la comédienne Marie Trintignant. Pendant l’été 2003, alors que le couple se trouve à Vilnius en Lituanie où l’actrice achève le tournage du téléfilm « Colette », une violente dispute éclate au sujet d’un SMS ambigu reçu par Marie Trintignant. S’ensuivra une violente dispute qui provoquera, suite aux nombreux coups de son compagnon, le coma puis la mort de l’actrice française, victime de cette violence conjugale.

Bertrand Cantat sera condamné à 8 ans de prison pour ce meurtre lâche. Il ne purgera que la moitié de sa peine dans une cellule VIP de la prison de Muret (Haute Garonne) ! Comment d’ailleurs ne pas s’interroger sur la disproportion de traitement entre l’affaire Cantat et l’affaire Jacqueline Sauvage ? Mais il est vrai que : “Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.”
Je m’interroge donc ce qui a pu pousser les organisateurs de « Correspondances » à inviter ce personnage sulfureux dans notre ville. N’y a-t-il pas d’autres artistes « au casier judiciaire vierge » dans notre pays dont la plus-value intellectuelle et culturelle pourrait nous émerveiller ?

En faisant ce choix, où est la vision de nos décideurs ? Peut-être, un choix clientéliste, pour satisfaire une partie de l’électorat de gauche ? Par ces temps de disette électorale, il est important de ratisser large !
Jean-Louis Trintignant, père de Marie Trintignant  et l’un de nos grands acteurs Français, fut le parrain des correspondances à Manosque pendant de nombreuses années. Il a grandement contribué à la renommée nationale de cet événement et aujourd’hui, pour le remercier de son investissement dans cette manifestation, nos dirigeants invitent sans aucun scrupule le meurtrier de sa fille. C’est une provocation abjecte et indigne !

Je note d’ailleurs au passage, qu’aucun « professionnel de l’indignation » des Chiennes de gardes à Nuit debout ne s’est, à ce jour, ému de cette programmation.

A-t-on mesuré l’impact négatif pour l’image de notre ville  en programmant ce personnage ?
Visiblement non.

L’invitation de Bertrand Cantat à Manosque est emblématique, elle reflète la politique globale de nos dirigeants locaux ! Une politique de comptables, sans vision, sans réflexion, sans cohérence et gangrenée par la démagogie.
Ne nous étonnons pas que Manosque se porte si mal !
À l’heure où notre société a besoin d’apaisement et de quiétude, il serait intelligent et courageux de déprogrammer monsieur Cantat. Encore faudrait-il, que nos dirigeants locaux soient pourvus de ces qualités.
Pour ma part, je n’irai pas rencontrer cet « artiste » qui n’en est plus un depuis longtemps. Je crois que la seule réponse qui nous reste pour nous exprimer contre cette programmation scandaleuse, c’est la politique … de la chaise vide !

Éric Sauvaire
Conseiller municipal Front National à Manosque
Conseiller communautaire D.L.V.A.

NB : Kristina Rady, première femme de Bertrand CANTAT s’est elle donnée la mort en se pendant, ne pouvant vraisemblablement plus supporter, même après leur séparation, les violences à la fois physiques et psychologiques que Bertrand Cantat exerçait sur elle. Malgré les éléments transmis à la justice, là aussi Bertrand Cantant bénéficiera d’une formidable bonne étoile…Aucune procédure ne sera ré-ouverte.

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