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temps

N’en déplaise à l’oligarchie au pouvoir, nous devons beaucoup au monde paysan. Oui, je veux parler de celui qui souffre actuellement comme il a rarement souffert dans l’histoire de notre pays, victime qu’il est d’une politique gouvernementale que je qualifierai d’« agriculticide ». Chez les paysans, les conditions météorologiques revêtent une importance toute particulière ; à tel point que des dictons relatifs à la météo se sont petit à petit développés, et ont finalement pris racine dans notre vocabulaire quotidien, quels que soient notre origine sociale ou notre secteur d’activité. Force est de constater que ces dictons ont une puissance qui va en fait bien au-delà de la sphère agricole, et qu’ils peuvent être par exemple appliqués avec une surprenante justesse à l’évolution du chômage pour faire des prévisions étonnamment précises, qui défient même les pronostics des plus éminents économistes (voir En mai, fais ce qu’il te plaît?).

Pour juin, grâce aux dictons météo, c’était donc prévisible. Malgré les artifices statistiques de l’INSEE, encore une fois à la botte du pouvoir, pour cacher le drame du marché du travail, et donner l’impression d’une stabilisation du chômage (un peu comme on déplace le tapis pour cacher la saleté), la réalité est là, crue et cruelle : en juin, le chômage a continué son inexorable et funeste ascension, avec 1 300 demandeurs d’emplois supplémentaires rien qu’en catégorie A (c’est-à-dire sans aucune activité professionnelle), pour atteindre des sommets inconnus depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Au total, fin juin 2015, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B, C s’établissait à 5 397 400 en métropole (5 703 000 Dom compris).

En PACA, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B, C s’établissait à 464 563. Ce nombre est en hausse de +0,4% (+1 971 personnes) par rapport à mai. Sur un an, il augmente de +8,1%. Dans les Alpes de Haute-Provence, la hausse est deux fois plus élevée que la moyenne régionale, à +0,8 % sur un mois.

Comble de l’incurie gouvernementale, le ministre du travail, François Rebsamen, suite à la publication de ces chiffres accablants, déclarait pour sa défense que ce qui est important, ce n’est pas tant l’inversion de la courbe du chômage, mais plutôt la diminution du nombre de chômeurs. De deux choses l’une. Soit M. Rebsamen prend les Français pour de véritables imbéciles, soit il ne comprend rien au thème dont il a la responsabilité ministérielle…ou peut-être est-ce finalement les deux à la fois ?

Et comme pour nous inciter à regarder ailleurs, les médias toujours complices du gouvernement pour enfumer les Français, viennent annoncer, comme pour rassurer les Français pris en tenaille dans un contexte de chômage record, d’appauvrissement et d’accroissement des inégalités causé par le marasme économique dans lequel est plongée la France depuis le passage à l’euro, que le salaire moyen des Français est de 2 474 euros par mois. C’est certainement vrai, mais quelle manipulation de l’outil statistique pour insulter l’intelligence du peuple! Nous savons tous que la moyenne d’une population hétérogène ne renseigne en rien. Si j’ai 9 pauvres à 500 euros par mois (par exemple 9 personnes issues du monde paysan) et 1 riche à 20 000 euros par mois (par exemple issu du gouvernement), le salaire moyen est de 2 450 euros par mois ! Qu’on nous parle plutôt du salaire médian, qui lui voudra dire quelque chose pour les Français.

Mais le plus risible, c’est que pendant ce temps-là, en juin, le chômage a diminué partout en Europe. En d’autres termes, la France est désormais la première victime de la politique ultra-libérale de l’Union européenne.

Devant l’incapacité de ce gouvernement à mener une politique créatrice d’emplois depuis son arrivée au pouvoir, il nous reste une alternative avant les élections présidentielles de 2017 : reprendre le contrôle des régions aux Régionales de décembre 2015 pour permettre aux conseils régionaux, dès 2016, de mener une politique d’emploi active au niveau de la région, et ainsi renverser la tendance au moins au niveau régional. Car, ne nous leurrons pas : Juin froid et pluvieux, tout l’an sera grincheux !

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