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C’est acté, la rémunération du Livret A passera dès le 1er août à 0,75%, un bas historique. C’est la conséquence de la faible inflation enregistrée en France. L’impact espéré est d’inciter les petits épargnants à consommer plus, pour ainsi créer un peu d’inflation.

Mais revenons à la cause de l’inflation faible. Depuis la création de l’euro en 1999, la politique monétaire est l’apanage de la Banque centrale européenne. Et celle-ci n’a, depuis 1999, comme seul objectif le contrôle du taux d’inflation dans la zone euro. Faisant fi par là-même de la croissance et de l’emploi, contrairement par exemple à la Réserve fédérale américaine qui, par la dévaluation du dollar après la crise financière de 2008 et l’inflation (raisonnable) qui s’en est ensuivi, a ainsi pu relancer la croissance et l’emploi. Apres 15 ans d’une telle politique monétaire européenne qui échappe au contrôle national, force est de constater que les résultats sont catastrophiques. Certes l’inflation est très faible dans notre pays (nous sommes même en risque élevé de déflation, id est un recul persistant des prix, qui enclencherait une dynamique mortifère pour la croissance et l’emploi par le report des décisions de consommation et d’investissement puisque les prix demain seront moins élevés qu’aujourd’hui). Mais pendant ce temps-là, la croissance s’est arrêtée, le chômage a explosé, et l’euro est resté trop fort si longtemps qu’il a provoqué une désindustrialisation accélérée de la France. Et maintenant, pour éviter la désinflation, le gouvernement incite, par la baisse de rémunération de produits financiers de base comme le Livret A, les ménages de la classe moyenne à consommer.

Il est facile de présager le résultat de cette politique. Les ménages vont certes retirer leur épargne placée en Livret A (qui au demeurant finance les prêts des PME, qui n’auront donc plus accès à cette source de financement et risquent de ne plus pouvoir se développer voire de ne pas survivre). Mais ces ménages ne consommeront pas davantage, défiants qu’ils sont quant aux perspectives en terme de chômage et de pérennité des systèmes sociaux, notamment de retraite et de santé. Ils vont tout simplement déplacer ou retirer leur épargne du système bancaire, précipitant ainsi la déflation que cette politique-même cherche maladroitement à éviter.

Si le gouvernement veut vraiment relancer la machine de la croissance en France, ce ne sera pas par la demande, mais par l’offre. En créant des opportunités pour les entreprises nationales par le retour à nos frontières économiques et une sortie propre d’un euro inadapté à notre économie et représentant le principal obstacle à la compétitivité de nos PME.

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