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Monsieur Macron peut être fier de lui, tout comme son mentor et protecteur Monsieur Valls. Le projet de loi sur la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite loi Macron, a été définitivement adopté, vendredi 10 juillet 2015, après des mois d’élaboration chaotique et deux recours à l’article 49.3 (droit de veto du gouvernement pour passage en force d’une loi au parlement). L’« opposition », comme elle s’y était engagée, n’a pas déposé de motion de censure.

Comme chacun a pu le constater, la loi Macron est une loi fourre-tout qui contient quelque 300 articles disparates et sans lien les uns avec les autres. Initialement supposée mettre l’accent sur le pouvoir d’achat des ménages, cette loi met finalement l’accent sur la « compétitivité » et la volonté de « réforme ». En réalité, elle est le symbole de l’allégeance du gouvernement français à l’Union européenne alors que la France est dans le collimateur de Bruxelles pour ne pas suffisamment ouvrir ses marchés à la concurrence internationale. Ce qui explique l’amplitude du périmètre de la loi, qui couvre des sujets aussi éloignés que le travail dominical, les lunettes ou le permis de conduire.

L’un des articles de la loi les plus médiatisés concerne le secteur du transport par autocar. Le texte de la loi Macron prévoit en effet la libéralisation du secteur des autocars, c’est-à-dire l’ouverture à la concurrence des lignes d’autocar interurbaines. Les régions ou les départements pourront toutefois réguler les liaisons inférieures à 100 km si elles menacent la viabilité d’une ligne SNCF. Il y a donc là une marge de manœuvre pour les conseillers départementaux et régionaux de lutter contre cette loi au coup par coup.

La loi Macron s’attaque aussi au travail domical, qu’elle encourage. Ainsi, le nombre d’ouvertures dominicales des commerces autorisées passe de 5 à 12 par an, sur décision du maire (après avis du conseil municipal jusqu’à 5, et de l’intercommunalité au-delà de 5). Là encore, il subsiste donc une relative latitude pour les élus municipaux de lutter contre la loi. Cependant le travail dominical sera autorisé TOUS les dimanches dans certaines gares, les zones commerciales, les zones touristiques. Par ailleurs, si les compensations salariales sont obligatoires, elles sont sans plancher !

La réforme la plus ubuesque de la loi Macron concerne certainement celle du permis de conduire. De manière délirante, les préfectures pourront recourir dans les zones les plus tendues à des agents publics ou contractuels (anciens policiers ou militaires, agents de La Poste…) comme examinateurs. Par ailleurs, le passage du permis poids lourd est désormais externalisé et confié à des organismes de formation professionnelle. Quant au code, il pourra être organisé dans les établissements scolaires. Enfin, la durée minimale de formation de vingt heures est supprimée.

Destructeur de l’Etat stratège, la loi Macron autorise aussi plusieurs privatisations, en particulier celles des sociétés gérant les aéroports de Lyon et de Nice (l’Etat restant cependant propriétaire des infrastructures, mais pour combien de temps encore ?), et du groupe d’armement Giat et de ses filiales pour permettre le rapprochement entre Nexter, filiale du Giat, et l’allemand KMW.

Encore plus préoccupant pour l’emploi et le droit du travail, la loi Macron modifie les règles de licenciements collectifs. En cas de redressement ou de liquidation judiciaire, l’administration pourra homologuer un plan social en prenant en compte les moyens de l’entreprise, et non ceux du groupe, souvent plus riches. L’employeur pourra appliquer les critères d’ordre qui déterminent les licenciements (comme les charges de famille, l’ancienneté, etc.) au niveau du bassin d’emploi (et non plus du groupe). En d’autres termes, il s’agit d’une manière plus économique pour les entreprises de licencier, notamment pour délocaliser. Pas étonnant que la loi Macron ait été saluée par le MEDEF !

Bref, la loi Macron continue avec brio le travail de destruction du navire France, en le brisant sur les vagues ultralibérales d’une Union européenne ouverte à tous les vents d’une mondialisation débridée. Avec une telle loi en vigueur, il est fort à parier que le chômage en France continuera d’augmenter jusqu’aux prochaines présidentielles de 2017. Pour tenter de se protéger de la tempête socialiste d’ici là, le peuple n’a désormais plus qu’une alternative, le vote Front National aux élections régionales de décembre prochain, pour faire barrage aux pirates de l’RPS.

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