FN 04

Blog officiel du FN des Alpes de Haute-Provence

Elections-departementales-2015-v3

Que pouvons-nous retenir des élections départementales 2015 pour notre parti et notre département?

D’abord, une excellente nouvelle pour tous les patriotes qui ont voté pour le FN: la formidable percée du Front National qui, bien que seul contre tous, attaqué de toutes parts avec une violence et un mépris inouïs, a désormais au niveau national 62 élus départementaux (contre 1 auparavant), qui viennent s’ajouter aux 1 600 conseillers municipaux élus voici tout juste un an, et confirment l’ancrage local et le maillage territorial du parti. Au demeurant, le FN a prouvé lors du 1er tour qu’il reste le premier parti de France (voir graphique ci-dessous).

1er tour

Pour notre département, les Alpes de Haute-Provence, la percée a été peut-être encore plus spectaculaire. Les candidats FN, nouveaux sur l’échiquier électoral local face à des barons UMPS souvent prêts à toutes les bassesses, avec la complicité à peine voilée des médias locaux, pour leur faire « barrage » (voici les belles leçons de démocratie et de républicanisme de la caste politique en place !), se sont qualifiés au deuxième tour dans 8 cantons sur les 10 dans lesquels le parti présentait des candidats, à savoir Château-Arnoux-Saint-Auban, Digne-les-Bains 2, Manosque 1 et 2, Oraison, Riez, Seyne, Valensole. Au deuxième tour, pas un binôme FN n’a fait moins de 33% en duel (et le plus souvent plus de 40%), et 22% en triangulaire. Bravo à tous nos candidats, patriotes dans l’âme, qui ont dû faire face à la plus difficile campagne qui soit, continuellement stigmatisés et salis par les politiques et les médias !

Pourtant, à l’instar de la plupart des départements de notre pays, le FN04 n’aura, à l’issue de ces élections, aucun conseiller départemental. Aucun siège pour le FN, alors que notre parti se place en 2ème position en termes de nombre de votes après le deuxième tour ! Car le Binôme Front National a réuni 19,64% des suffrages dans le 04, juste derrière le Binôme du Parti Socialiste (35,93% des suffrages). Le Binôme Union de la droite (13,96% des suffrages) et le Binôme Divers Droite (7,40% des suffrages) obtiennent chacun 4 sièges. Les Binômes UMP (14,44% des suffrages) et Divers Gauche (4,14% des suffrages) obtiennent quant à eux 2 sièges chacun. Les résultats détaillés sont disponibles sur le site du Ministère de l’Intérieur: http://elections.interieur.gouv.fr/departementales-2015/004/index.html.

Ces chiffres remettent en question le processus démocratique du mode de scrutin choisi pour ces élections. Car oui, une fois de plus dans le pays des Droits de l’Homme, les résultats des urnes ne reflètent pas la volonté du peuple. Dans notre département bien évidemment, mais aussi dans des départements comme la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, les Pyrénées Orientales, et bien d’autres encore, où le FN est carrément arrivé loin en tête en nombre de voix au second tour mais n’obtient malgré tout aucun siège ! Qu’est-ce qui explique ce résultat apparemment absurde?

Vous serez surpris d’apprendre que ce paradoxe a été énoncé pour la première fois par un Français, en 1785 (i.e. avant la Révolution Française qui a instauré la démocratie en France!). Il s’agit du marquis philosophe-mathématicien Nicolas de Condorcet, qui a mis en lumière que c’est le mode d’expression des préférences de chaque votant, sous la forme de relations purement ordinales (de type A > B > C) qui mène à ce résultat paradoxal. Car ce mode de scrutin ne prend pas en compte l’intensité des préférences. En d’autres termes, et typiquement en France, c’est le scrutin uninominal majoritaire à deux tours qui peut faire arriver en dernière place un candidat qui battrait en duel tous les autres. C’est exactement ce qui est arrivé au FN lors de ces élections.

Ce paradoxe met non seulement en cause la cohérence du système de vote utilisé pour les élections départementales, mais la démocratie elle-même, car il permet d’aboutir à un résultat électoral qui ne reflète pas la volonté d’une majorité de votants !

Ce qui est le plus étonnant toutefois, c’est le fait que l’on connaisse dans notre pays l’existence de ce paradoxe depuis plus de deux siècles, et que l’on n’ait toujours pas mis en place pour toutes les élections un scrutin démocratiquement plus juste. Pourtant, les incohérences en matière de prise de décision démocratique, comme ici, ne sont pas inéluctables. Il suffirait juste de prendre en compte l’intensité des préférences des électeurs, puisque l’on sait que le problème n’est pas tant lié au vote majoritaire mais plutôt aux difficultés de l’agrégation des préférences. Un mode de scrutin permet de lisser ce paradoxe ; il s’agit de la proportionnelle intégrale. Qu’attendons-nous pour l’appliquer à toutes les élections en France, pour une véritable démocratie ?

Et encore une fois, c’est le FN, seul parti honnête et émanation du peuple respectueux de la République, qui a payé les frais du déficit démocratique dans notre département, dans notre pays. Mais cela ne doit pas nous faire oublier la forte dynamique du parti qui, tôt ou tard, finira par porter ses fruits électoraux, quel que soit le mode de scrutin choisi par l’UMPS pour pervertir la démocratie. Hauts-les-cœurs, et continuons tous ensemble à voter en masse pour le premier parti de France, le seul parti patriote qui aime la France et les Français !

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