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Il existe quatre types d’immigration. Il y a l’immigration professionnelle, également appelée immigration économique puisqu’elle est directement liée à une activité économique, légale ou non, sur le territoire de destination. Il y a l’immigration familiale, aussi connue sous le nom de regroupement familial. Il y a l’immigration temporaire, constituée de travailleurs temporaires, d’étudiants ou de visiteurs en traitement médical. Et il y a enfin les réfugiés.

Etant donné la diversité des profils des immigrés, il peut sembler difficile de conclure que l’immigration est une chance ou non pour notre pays. En fait, tout semble dépendre non seulement de l’intensité du flux d’immigration, mais aussi de sa répartition entre ces différentes catégories.

D’abord, le flux. On le sait, la France accueille chaque année environ 200 000 immigrants. Cela représente 0,3% de la population par an. En apparence, cela paraît peu. Mais voyons cela d’un peu plus près.

Les immigrants équivalent à un quart des naissances sur le territoire en un an. En d’autres termes, la France accueille en moyenne un immigrant pour 4 naissances.

En une génération, disons de 20 ans pour rester dans une fourchette basse, cela représente plus de 6% de la population. C’est l’équivalent d’un tiers des enfants scolarisés sur la même période. En d’autres termes, un adulte sur trois vivant sur le territoire français n’aura pas fréquenté une école en France, puissant vecteur d’assimilation linguistique, culturelle et républicaine.

Ensuite, la répartition. En France, l’immigration familiale représente peu ou prou la moitié des entrées, alors que l’immigration économique est très faible (moins de 20%). Le reste (environ 30%) de l’immigration se répartit entre temporaires et refugiés.

Par construction, les réfugiés sont des débiteurs nets de la Nation lorsqu’ils vivent sur le territoire.

Parmi les immigrés temporaires, certains participent à la création directe de richesses sur le territoire (travailleurs temporaires), à la création indirecte de richesses via leur consommation (étudiants lorsque l’Etat français ne couvre pas les frais liés à leur scolarité, patients lorsqu’ils s’acquittent effectivement de leur frais médicaux). L’immigration temporaire peut donc être, dans certaines conditions, positive pour la France. Mais encore faut-il s’assurer que les patients payent, que les étudiants financent leurs études, que les travailleurs temporaires soient déclarés et ne pèsent pas à la baisse sur les salaires. Sans cela, la contribution de l’immigration temporaire devient vite négative.

Il en va de même pour les immigrants économiques. Leur contribution n’est positive que s’ils sont effectivement actifs économiquement (i.e. pas inscrits au chômage), déclarés (i.e. contribuent au système de redistribution), et ne représentent pas un instrument de dumping salarial (auquel cas ils contribuent à l’appauvrissement des travailleurs, ce qui engendre une baisse immédiate de la consommation, donc une baisse à terme des commandes des entreprises, puis de la production, enfin de la croissance économique du pays).

Enfin, le regroupement familial. Ce type d’immigration est le véhicule privilégié d’une immigration improductive, non intégrée économiquement et socialement, l’accélérateur du communautarisme. Car de facto comme de jure, rien n’oblige les immigrants de cette classe à avoir une contribution positive pour notre société. C’est à leur bon vouloir. C’est d’ailleurs exactement pour cette raison que les programmes d’aides à l’intégration se sont multipliés sous les différents gouvernements UMPS ; dans l’espoir d’assimiler cette catégorie d’immigrants de gré. Apres quatre décennies de cette politique coûteuse à tous les points de vue, l’actualité comme les statistiques nous obligent à admettre que cette approche par l’offre sociale n’a pas fonctionné, et que cette immigration, loin de constituer une chance pour la France, a grevé sa capacité à absorber dans des bonnes conditions une immigration dont le flux et la qualité ont échappé à son contrôle.

Que le gouvernement privilégie «une immigration choisie» (utile aux besoins de l’économie) à une «immigration subie» (familles, refugiés), l’immigration en France, à cause de notre système laxiste d’octroi de titres de séjour et de distribution aveugle des aides sociales de toutes sortes, n’a pas produit les effets escomptés, à savoir compenser le léger déficit de natalité endémique afin d’assurer la pérennité du système social à la française, c’est-à-dire redistributif intergenerationnellement. A la place, ce système a appauvri les citoyens français, fait décoller l’insécurité, a mis en péril notre culture, notre mode de vie, notre modèle civilisationnel, notre langue. Il a enfin mis à terre le système social qu’il était censé sauver. Il est temps de remplacer cette politique immigrationniste dévastatrice pour la France par une véritable politique nataliste.

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